Le programme « Green flow for Blue lights » mené conjointement par les sociétés Dynniq (fournisseur de services technologiques dans le domaine de la mobilité et de l’énergie) et KPN devrait en intéresser plus d’un. Sur le papier, l’idée est lumineuse: permettre aux véhicules de secours (et prochainement aux transports en commun) de faire passer les feux au vert sur leur voie de circulation tandis que l’ensemble des autres feux resteront au rouge. Contrairement à ce qui existe déjà, et qui consiste en un seul message envoyé aux feux de circulation, le Green flow permet d’envoyer en permanence des signaux entre le véhicule et le système de contrôle du trafic.
Testé grandeur nature, le 3 juin à Helmond, à quelques kilomètres d’Eindhoven, ce système innovant a permis à un camion de pompiers de communiquer avec les feux de circulation qu’il a rencontrés sur son itinéraire. « L’objectif est de permettre l’intervention des secours plus rapidement mais aussi de diminuer le nombre d’accidents de la route impliquant des véhicules prioritaires. Un quart des accidents impliquant des véhicules d’urgence se produisent à des carrefours équipés de feux de signalisation, après que les véhicules d’urgence soient passés au rouge », explique Cees de Wijs, pdg de Dynniq.
Concernant les transports en commun, il faudra attendre encore quelques mois mais on entrevoit déjà tous les avantages que le système procurera. « De nombreuses villes néerlandaises commenceront à déployer le Green flow pour leurs transports publics au troisième et au quatrième trimestre de cette année. Elles appliqueront en principe une priorité maximum aux bus en retard sur leurs horaires et à ceux remplis de passagers », précise Annette Frijns, directrice de la communication chez Dynniq.
Pour l’heure, le Green flow for Blue lights a été installé à Helmond, mais devrait être rapidement étendu à l’ensemble des Pays-Bas (850 feux d’ici à la fin de l’année, sur les 5 000 que compte le pays). Un développement mené dans le cadre du partenariat Talking Traffic initié par le ministère des Transports néerlandais avec plus de quatre-vingts autorités locales et une vingtaine d’acteurs du marché de la circulation innovante. Son objectif: permettre aux usagers de la route et aux systèmes de transport d’échanger en continu des données en temps réel.
