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Numérique

Les transports intelligents au cœur de la révolution des mobilités

La 45e édition des Rencontres de la mobilité intelligente ouvre symboliquement une année marquée par la révolution numérique. Très médiatisées mais pas toujours en phase avec les attentes des usagers, les innovations liées au numérique suffiront-elles à faire sauter les blocages? Dans la foulée des Assises nationales de la mobilité, le secteur est-il prêt à réarticuler les mobilités quotidiennes?

Comme chaque fin janvier, le petit monde des transports intelligents se retrouve à l’occasion du congrès des ITS, qui se tient au Beffroi de Montrouge les 24 et 25 janvier. Pendant deux jours, plus de 1 400 participants (opérateurs de transports, gestionnaires et délégataires, autorités organisatrices…) vont visiter les allées du salon, à la rencontre de plus de 70 exposants (start-up, PME et grands groupes, centres et laboratoires de recherche, pôles de compétitivité…). Conférences, tables rondes et événements se succéderont.

Investir dans les nouvelles mobilités pour améliorer les transports du quotidien. C’est en substance la feuille de route donnée en juillet dernier par le Président de la République, Emmanuel Macron, et qui a mené aux Assises nationales de la mobilité. En inaugurant la LGV Bretagne Pays de la Loire, le Président n’a pas masqué ses priorités: « La réponse aux défis de notre territoire n’est pas aujourd’hui d’aller promettre des TGV ou des aéroports de proximité à tous les chefs-lieux de département en France, mais c’est bien de penser, de réarticuler les mobilités du XXIe siècle. »

Pour Élisabeth Borne, ministre chargée des Transports, ces trois mois d’échanges et de consultations resteront comme « le premier temps de la refondation de notre politique de transports ». Une stratégie globale sera présentée début février, mais la ministre a déjà dressé un certain nombre de constats, à commencer par l’émergence des nouvelles technologies: mobilités propres, autonomes, connectées, partagées… qui vont aider à répondre aux besoins des Français. À commencer par le désenclavement complet du pays, qui doit être réalisé dans les dix ans. Libérer la mobilité passera par un nouveau rapport à l’innovation.

La question stratégique des données

La philosophie générale étant de mieux utiliser les offres existantes au lieu d’en rajouter, l’amélioration de l’intermodalité fait naturellement figure de priorité. Dans cette approche basée sur les usages, la frontière entre transport public et offre de mobilité privée s’efface. C’est le principe de Mobility as a Service (MaaS), développé notamment en Finlande. L’objectif est de proposer au voyageur un parcours alternatif à la voiture individuelle, en utilisant toutes les solutions existantes. Sa mise en œuvre s’appuie sur le numérique, qui permet d’effacer les distinctions entre les modes. Pour y parvenir, il faut d’abord intégrer l’ensemble de l’information mobilité, et donc disposer de données à la fois actualisées et interopérables. Il faut aussi pouvoir accéder à ces données à tout moment, et disposer de plateformes de paiement dématérialisées et sécurisées.

Cette dimension numérique de la mobilité touche tous les domaines abordés durant les Assises. Quelle que soit leur thématique, les six ateliers qui ont structuré les débats comportent au moins une composante liée aux transports intelligents: zones à circulation restreinte, voies réservées au covoiturage, péage urbain, information voyageur multimodale, ouverture des données, intégration tarifaire, amélioration de l’accessibilité, cyber­sécurité, maintenance prédictive…

Auteur

  • Sandrine Garnier
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