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Les travaux du téléphérique ont démarré

Plusieurs fois reporté afin de lever les dernières oppositions au projet, le chantier du téléphérique urbain de Saint-Denis a enfin démarré. L’événement a été célébré le 16 août dernier, le jour de la levée du premier pylône sur les 26 que comptera la ligne. Celle-ci reliera à terme les quartiers de Bois-de-Nèfles et du Chaudron, à l’est du chef-lieu, en desservant au passage le campus universitaire du Moufia.

Île volcanique, La Réunion se caractérise par un relief marqué et une géologie instable qui compliquent sa desserte routière. Les principales voies de circulation se trouvent le long du littoral, fortement urbanisé, où le trafic est dense. Les quartiers situés plus en hauteur sont desservis par des routes secondaires, qui se terminent souvent en impasse. Conséquence: aux heures de pointe, de nombreux embouteillages se forment à la croisée de ces axes, faisant de la desserte des « Hauts », un enjeu majeur de la politique des transports.

C’est tout particulièrement le cas à Saint-Denis, avec les quartiers de Bois-de-Nèfles et de La Montagne, qui font l’objet de deux projets de téléphériques distincts. Tous deux sont portés par la Cinor, l’intercommunalité du Nord. Ils seront les premiers à voir le jour dans le département ultramarin.

Dans le détail, la ligne comptera cinq stations, étalées sur 2,7 km, ainsi que 46 cabines de 10 places, cadencées toutes les 36 secondes. Les cabines seront accessibles aux cyclistes et poussettes, avec des banquettes rétractables pour l’accès des fauteuils roulants. Elles progresseront à 18 km/h, permettant de relier les deux terminus en 14 minutes. L’infrastructure, dont la livraison est annoncée mi-2021, est censée supporter des vents allant jusqu’à 90 km/h. Un point qui sera surveillé de près, s’agissant d’un territoire soumis au risque cyclonique.

Opposition des riverains

Le marché global de performance (conception, réalisation, exploitation et maintenance) a été confié au groupement Filao, piloté par la société Poma (avec Egis, Atelier Architecte et Atelier Richez, Sogea, Sodi-parc et ISR).

Censé démarrer mi-2019 pour une livraison courant 2020, les travaux ont pris du retard, suite à l’opposition de riverains en particulier celle de l’université, inquiète pour ses développements fonciers. Ces oppositions ont dû être levées une à une, notamment en programmant l’installation de brise-vue sur certains bâtiments.

À l’ouest du chef-lieu, l’autre projet de téléphérique Bellepierre-La Montagne progresse également. Le marché vient d’être attribué au groupe savoyard MND pour une livraison envisagée mi-2023.

Ces deux téléphériques sont censés être connectées, à terme, aux très controversés projets de tramways. La Région, dirigée par la droite, et l’intercommunalité, contrôlée par la gauche, proposent deux réseaux concurrents pour la traversée de Saint-Denis. Deux chantiers qui semblent difficiles à mener de front, sous peine d’exposer le chef-lieu au coma circulatoire.

Les deux projets ont ainsi fait l’objet de réserves fortes de la part de la Commission nationale du débat public (CNDP), qui a pointé l’absence de coordination tout en se montrant sceptique sur leur financement. Mais les collectivités continuent d’avancer, chacune de leur côté. Et leur bras de fer pourrait bien se retrouver au cœur de la campagne des prochaines élections régionales.

Auteur

  • G. K.
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