Déclinées à partir du plan de relance, les orientations définies par le conseil ministériel pour le développement et l’innovation dans les transports vont permettre de dresser des feuilles de route dans les domaines ferroviaire, aérien et routier.
Le 28 juillet, Jean-Baptiste Djebbari, ministre chargé des Transports, a installé le conseil ministériel pour le développement et l’innovation dans les transports, qui réunit les principales fédérations et entreprises du secteur (fabricants de matériel de transports et exploitants, Régions de France, ainsi que plusieurs parlementaires). Selon le ministère, cette instance d’échanges a vocation « à structurer les démarches de développement et d’innovation ainsi que la politique industrielle du secteur des transports, en s’appuyant sur le savoir-faire et l’excellence technologique de ses entreprises, grands groupes et PME/ETI ». Le conseil ministériel aura notamment pour mission « de tenir compte des enjeux territoriaux, grâce à une association de parlementaires et de collectivités locales. Plus largement il veillera à la cohérence des travaux de la filière au niveau français avec l’agenda européen et international de la France, dans le contexte des plans de relance français et européen et dans la perspective de la présidence française de l’Union européenne début 2022 ».
En pratique, cette instance proposera des orientations ou feuilles de route, sous l’égide de Jean-Baptiste Djebbari, dans les domaines ferroviaire, portuaire, logistique et routier, en s’appuyant notamment sur les usages des nouvelles énergies (électrique, hydrogène, biocarburants etc.). Ces feuilles de route seront déclinées à partir du Plan de relance annoncé le 3 septembre, ainsi que du Plan de relance en matière d’innovation, en particulier pour la préparation du prochain Programme d’investissements d’avenir (PIA). Un premier programme de travail a été dressé pour la fin de l’année 2020, avec trois thématiques. Le ferroviaire tout d’abord, l’année 2021 ayant été déclarée Année européenne du rail. Les réunions vont aborder les aspects de multimodalité, avec des trains légers adaptés aux lignes de desserte fine, ainsi que les trains à hydrogène, la digitalisation et la des-serte des ports. Seconde thématique, chère au ministre, l’aérien abordera les sujets des biocarburants, des aéroports verts et des avions décarbonés, ainsi que les interconnexions entre les modes aérien et ferro-viaire. Enfin, la troisième thématique concernera les mobilités routières, avec le déploiement des bornes de recharge électrique, le développement des véhicules lourds électrique et hydrogène, et celui des véhicules autonomes et connectés.
