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L’interurbain se convertit au GNV

De plus en plus impliquées dans la réduction des émissions de gaz à effet de serre et de polluants, les Régions accélèrent l’adoption de véhicules GNV pour les dessertes interurbaines. À l’instar d’Auvergne-Rhône-Alpes, elles soutiennent également la production locale de bioGNV et le développement d’un réseau d’avitaillement.

À l’occasion d’Autocar Expo, la FNTV, la Région Auvergne-Rhône-Alpes et la Région Sud vont présenter un Livre blanc consacré au bioGNV. Cet opuscule présente les retours d’expérience de transporteurs engagés dans la transition énergétique, à l’instar d’Yves Plessis, président de Galéo et président de la commission technique FNTV PACA. Historiquement implanté dans le nord de l’Ardèche, Yves Plessis a développé son entreprise dans la Drôme et les Bouches-du-Rhône. Son témoignage illustre différents cas de figure: « Le passage au gaz s’est fait en 2018, avec l’acquisition d’un véhicule Iveco Urbanway, et la construction d’une première station privée. Aménagée dans le centre des Courriers Rhodaniens, à Saint-Péray, elle assure une charge lente du véhicule en six heures. Nous avons investi 250 000 € dans cette première station. Depuis le 1er janvier 2020, la ligne régionale Valence-Annonay fonctionne exclusivement avec des véhicules au gaz. Une vingtaine de véhicules s’avitaillent désormais à Saint-Péray. En juillet 2019, une deuxième station a ouvert à Montélimar, au centre des Autocars Giney, où une dizaine de véhicules vont être mis en service dans le courant de l’année. Cette station sera mutualisée avec la Région Auvergne-Rhône-Alpes, et Montélimar Agglomération. Une troisième station est en projet dans la vallée du Rhône. En 2021, une quatrième station au gaz sera construite sur le centre des Autocars Raoux, à Caumont-sur-Durance, dans le Vaucluse. Un projet porté conjointement avec la FNTV, la Région Sud et l’Ademe, qui nous octroient une aide de 10 000 à 15 000 € par véhicule. »

GNVolont’air

La Région Auvergne-Rhône-Alpes, l’Ademe et GRDF ont lancé, en octobre 2017, l’appel à projets GNVolont’air, destiné à soutenir la mobilité GNV. Doté de 2,4 millions d’euros, ce programme visait à développer l’acquisition de véhicules et la construction de stations d’avitaillement, particulièrement dans les zones non équipées. Un soutien appréciable, mais qui n’efface pas totalement le risque financier, comme le souligne Yves Plessis: « C’est une réelle prise de risque et un investissement sur du long terme. Si nous n’investissons pas notre dossier ne sera même pas étudié par la collectivité. Par exemple, aménager une station gaz dans un dépôt suppose une ouverture en toiture. Si le bâtiment est trop ancien, il faudra alors songer à le démolir pour reconstruire un entrepôt aux normes. Nous intégrons tout au plus dans l’offre financière remise aux collectivités une quote-part et les surcoûts générés par l’acquisition de véhicules au gaz. Ce sont des coûts, des investissements en matériels et des investissements en compétences. Chez nous, cela représente un poste équivalent temps plein. »

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