Créée en 1970 et certifiée par le Certu (aujourd’hui Cerema), l’EMD offre une photographie des déplacements des habitants d’un territoire un jour moyen de semaine. Les ménages interrogés sont représentatifs de la population du territoire. Coûtant entre 160 à 180 € par ménage, elle convient aux grandes agglomérations. Des versions adaptées existent pour les villes moyennes (EDVM Enquêtes déplacements villes moyennes) et les grands territoires (EDGT Enquêtes déplacements grands territoires). À titre d’exemple, l’Omnil (Observatoire de la mobilité en Ile-de-France) a réalisé une EGT en 1976, 1983, 1991, 2001 et 2010.
Réalisée tous les dix ans par l’Insee, cette enquête dont la dernière édition date de 2008 fait le point sur les habitudes des Français en matière de déplacements. Les ménages interrogés à l’échelle nationale sont représentatifs de la population française. Une nouvelle édition est lancée en 2018 et 2019. Cette enquête est réalisée en partenariat avec le ministère de la Transition écologique et solidaire, chargé des Transports.
Réalisées à l’échelle de territoires, les enquêtes Origine-Destination consistent à collecter des données de trafic sur une ou plusieurs lignes de transport pour mesurer les flux de voyageurs. Les données sont collectées à partir de questionnaires administrés directement auprès des voyageurs lorsqu’ils utilisent la ligne. Cette connaissance du volume des flux et du profil des voyageurs permet de réorganiser le réseau.
Depuis 2008, l’UTP sonde les Français annuellement pour analyser l’évolution de leurs comportements et interroger leurs motivations et leurs préférences en matières de transports publics. En 2017, des questions spécifiques ont été posées sur la sûreté, la fraude et les mouvements sociaux.
Créés en 2009 par l’opérateur de transport Keolis, les Keoscopies visent à observer les modes de vie et les habitudes de déplacement des Français par la mise en œuvre d’études nationales et locales. L’enjeu est de mieux comprendre les évolutions de la mobilité et de remettre en cause nos idées reçues et nos prénotions afin d’adapter les politiques de mobilité au vécu et aux exigences des individus. Un partenariat entre Keolis et Netexplo a permis de créer l’Observatoire des mobilités digitales.
L’Arafer (Autorité de régulation des activités ferroviaires et routières) collecte des données auprès des acteurs du transport ferroviaire, routier et autoroutier. Elle lance aussi des enquêtes de terrain pour étudier les caractéristiques socioprofessionnelles, les motivations et les préférences des voyageurs qui utilisent des services réguliers de transport par autocar pour des trajets de plus de 100 km.
Créé en 2014, cet observatoire vise à « mesurer la pénétration des nouvelles formes de mobilité » (autopartage, covoiturage…) et les attitudes des Français vis-à-vis de ces nouvelles pratiques de déplacement. Deux vagues de questionnaires ont été administrés à un échantillon représentatif de la population française en 2014 et 2016. La première vague a été sponsorisée par l’Ademe, la SNCF et PSA, la seconde par l’Ademe et la SNCF.
Composé de 19 membres publics et privés dont Total, Transdev, l’Ademe, la Croix rouge et Pôle emploi, le laboratoire de la mobilité inclusive vise à mieux comprendre les freins à la mobilité et les publics concernés. L’objectif est de concevoir des solutions de mobilité universelles. Régulièrement, le laboratoire lance des enquêtes sur le lien entre la mobilité et l’emploi ou encore la mobilité de publics spécifiques comme les seniors.
