Cars express, BHNS, transition énergétique, développement des modes doux, amélioration de la qualité de service des TER, financement… toutes ces questions qui se posent aujourd’hui à la métropole Aix-Marseille Provence sont au programme des Rencontres nationales du transport public. Longtemps à la traîne, la capitale de la région PACA s’est fixée pour objectif de devenir un laboratoire des nouvelles mobilités.
En plus du mistral, un vent de renouveau devrait souffler sur l’édition 2017 des Rencontres nationales du transport public. La métropole Aix-Marseille Provence sera pendant trois jours le centre névralgique d’une profession en pleine mutation, traversée par des (r)évolutions technologiques, industrielles, institutionnelles, voire philosophiques. À mi-chemin du marathon des consultations engagées dans le cadre des Assises de la mobilité, quelques mois après la redistribution des compétences transports entre métropoles et régions, et à la veille de l’ouverture à la concurrence du TER, les sujets sensibles ne vont pas manquer… Élus, ministres, industriels, opérateurs, usagers, tous auront à cœur d’apporter leur contribution à la construction des nouvelles offres de mobilité.
Dans ce contexte, Marseille apparaît symbolique à plus d’un titre. La cité phocéenne n’a pourtant jamais figuré parmi les bons élèves du transport public. Engluée dans les bouchons, la ville a souvent négligé les offres alternatives à la route. Mis en service en 1977, le métro a longtemps été synonyme d’insécurité, à tel point qu’il a fallu attendre 2013 pour le revoir circuler après 21 heures en semaine. La naissance du nouveau tramway, inauguré en 2007, a été marquée par un conflit social et l’annulation d’une délégation de service public pour le réintégrer dans le périmètre de la Régie des transports marseillais (RTM). Devenue métropole début 2016, Aix-Marseille Provence a adopté un Agenda mobilité ambitieux, dont le financement reste à consolider. Parmi les axes de développement de l’offre de transports sur le territoire, un réseau de cars express doit venir s’articuler aux réseaux ferrés et urbains existants. Marseille est aussi la première ville de France à avoir mis en service une ligne de bus entièrement électrique.
Toutes ces problématiques entrent en résonance avec les thèmes abordés dans le cadre des RNTP: transition énergétique, lutte contre la fraude, modèle économique des transports publics, desserte des territoires peu denses, réforme du stationnement, innovation… Au cours de ces trois jours de salon, conférences, débats, échanges informels permettront aux plus de 6 000 congressistes et visiteurs attendus sur place de faire le point. L’inauguration sera effectuée le 10 octobre en présence de la ministre des Transports, Élisabeth Borne. Le même jour, l’assemblée plénière d’ouverture sera consacrée au retour sur les États généraux de la mobilité durable et à l’impact des premières décisions du nouveau gouvernement. La journée du mercredi 11 octobre sera occupée par huit ateliers thématiques. Et la plénière de clôture abordera l’ouverture à la concurrence du transport ferroviaire régional, que la région PACA souhaite expérimenter dès 2019.
