À la fois ludique et culturelle, la passion de la miniature a saisi le pays. Monuments, villages, châteaux, tout le patrimoine y passe. Si France Miniature se réserve l’Hexagone, les autres parcs jouent leurs atouts régionaux.
FRANCE MINIATURE, à Élancourt (Yvelines) a vu les choses en grand. S’appuyant sur “l’extraordinaire richesse du patrimoine français”, le site propose sur cinq hectares pas moins de 116 répliques exactes (soit 2 000 maquettes) de ses plus beaux monuments. Du théâtre de Bordeaux au Stade de France (et ses 50 000 spectateurs peints à la main), du château de Versailles aux arènes d’Arles, du village de Saint-Symphorien-le-Château au pont du Gard, en passant par les volcans d’Auvergne, les châteaux de la Loire ou la Bourse de Lille. Un véritable tour France où même les trains et les bateaux circulent. Plus de 100 maquettes réalisées au 1/30e et 150 paysages dont 20 000 arbres nains sont reconstitués et mis en scène. Fonds sonores à l’appui à l’exemple du cri strident des mouettes au port de La Rochelle ou des chants grégoriens aux abords des abbayes de Sénanque, Fontevraud ou Noirlac.
La particularité du site est d’avoir été conçu comme une carte de France avec ses mers, ses fleuves, ses océans et ses massifs montagneux. Dernière réalisation en date: le village de Saint-Émilion et ses vignobles.
Autres fleurons du patrimoine français: les châteaux. Le PARC DES MINI-CHÂTEAUX situé à Amboise, rassemble sur deux hectares de parc paysager, plus de 44 reproductions fidèles réalisées à l’échelle 1/25e.
Elles témoignent des hauts lieux du patrimoine du Val-de-Loire: Chambord, Chenonceaux, Amboise, Villandry et ses jardins et bien d’autres encore. Le parcours, qui s’étend sur près de deux kilomètres, est animé par six réseaux de chemins de fer et de navigation fluviale. Dans la roseraie de Ronsard, par exemple, plus de 30 variétés fleurent bon l’époque Renaissance. Quant aux jardins, ils totalisent 2 000 bonzaïs, 8 000 végétaux miniaturisés, et 10 000 plantes.
L’Alsace Lorraine a aussi son parc miniature. Situé à Saint-Amé dans les Vosges (entre Gérardmer et Remiremont), le PARC MINIATURE ALSACE-LORRAINE a ouvert en 1992. Une trentaine de sites régionaux y sont présentés à l’échelle 1/10e ou 1/33e. Sur une surface d’un hectare, on y découvre ainsi le quartier de la Petite France à Strasbourg, le château du Haut-Kœnisbourg, celui d’Épinal, une rue marchande de Colmar ou encore la place Stanislas à Nancy.
À Champclause, c’est le patrimoine de la Haute-Loire qui est mis en valeur. Le parc miniature baptisé LA LAUZIÈRE DU LAC BLEU a trouvé place dans une ancienne carrière. Édifices caractéristiques comme la dernière création du site, Sainte-Marie-des-Chazes, évoquant les petites chapelles des gorges de l’Allier, mais aussi chaumières typiques, églises, villages, sont représentés à l’échelle 1/10e, le tout réparti sur deux hectares. Ces œuvres – une cinquantaine en tout – ont la particularité d’être réalisées en pierre.
Les parcs miniatures ne sont pas toujours en extérieur. Celui de Saumur,PIERRE ET LUMIÈRE DE LOIRE, a la particularité d’avoir été conçu sous terre, dans une ancienne carrière de tuffeau.
Ouvert en juin 2000, il présente une vingtaine de sculptures à l’échelle 1/20e et 1/33e qui ont été réalisées dans des blocs de pierre ou à même les parois. Des centaines de tonnes de pierres ont été tronçonnées, taillées puis sculptées jusqu’aux plus petits détails. Les patrimoines de l’Anjou et de la Touraine y sont évoqués, des châteaux aux villages, en passant par des églises, des villes, à l’exemple du bas-relief dédié à Saumur, long de 12 mètres. Certains édifices sont mis en lumière, et un fond sonore accompagne la découverte du lieu. Pour la petite histoire, Philippe Cormand, le sculpteur, est un autodidacte.
(Grande-Bretagne)
Le Dickens World a ouvert le 25 mai à Chatham (Kent). Ce parc consacré au célèbre écrivain anglais Charles Dickens recrée l’ambiance victorienne du XIXe siècle. Il est peuplé de personnages tout droit sortis des romans de l’auteur. Le parc est organisé autour de quatre espaces: la salle de classe, un cinéma 3 D, une maison hantée et une croisière dans les confins de Londres. L’idée est née dans l’esprit de Gerry O’Sullican-Beare, architecte de parcs thématiques dans les années 70. La ville de Chatham n’a pas été choisie au hasard. Natif de Porthmouth, Dickens a passé son enfance dans le Medway, alors que son père travaillait sur les chantiers navals de Chatham, à quelques mètres du Dickens World d’aujourd’hui. La région inspira l’auteur qui la dépeignit dans ses romans et écrits journalistiques. C’est d’ailleurs dans sa maison de Gad’s Hill qu’il est mort, le 9 juin 1870.
(Hollande)
Situé à La Haye, Madurodam est la plus petite ville des Pays-Bas. Le parc, qui a ouvert le 2 juillet 1952, reproduit en effet au 1/25e une véritable cité néerlandaise et ses environs. Toutes les maquettes et décors sont réalisés sur place. La végétation (4 957 arbres miniatures, 30 000 bulbes au printemps) y est, en outre, cultivée à l’échelle. La fabrication de certains édifices, comme le complexe des bureaux de la banque ING, a pris plus de quatre ans. Au programme de ce périple néerlandais: des maisons patriciennes bordant les canaux d’Amsterdam, le marché aux fromages d’Alkmaar, le palais royal du Dam, etc. Il y a même des avions qui volent, des ailes de moulins qui tournent, des bateaux-mouches qui sillonnent les canaux, un incendie en cours d’extinction, des trains qui circulent en ville, etc. En été, à l’automne et en hiver à dates fixes, Madurodam propose en nocturne un spectacle d’eau, de lumières et de laser.
(Belgique)
Le parc Mini-Europe installé à Bruxelles invite les visiteurs à découvrir "les plus beaux" coins d’Europe, à travers la présentation de chefs-d’œuvre du patrimoine réalisé à l’échelle 1/25e. Plus de 350 monuments et reconstitutions d’événements (comme l’éruption du Vésuve et le décollage de la fusée Ariane) composent le site. Vingt-sept pays sont à parcourir à pied. En nouveautés cette année: le Berlaymont (principal siège de la commission à Bruxelles), la maison Jean Monnet, le Triple Pont de Ljubljana en Slovénie, ainsi que le palais de Mogosoaia en Roumanie. Au terme de la visite, un parcours interactif et ludique sur l’Union européenne est proposé aux visiteurs: le "Spirit of Europe".
Après une année 2006 difficile avec seulement 240 000 visiteurs, les gestionnaires de Vulcania retrouvent le sourire. Deux mois après son ouverture (le 21 mars), le parc dresse aujourd’hui un premier bilan "prometteur et conforme à ses objectifs". Le nombre de visiteurs est globalement en hausse de 15 % par rapport à l’an dernier à la même période. L’objectif étant d’atteindre la barre des 250 000 cette année et 300 000 à l’horizon 2009. Pour reconquérir sa clientèle, Vulcania a créé trois nouvelles attractions à sensations: "Le grand cratère" (reconstitution de l’atmosphère d’un cratère en éruption), "Magma Explorer" (un voyage au cœur des volcans) et "Le réveil des géants d’Auvergne" (un film en relief dynamique qui fait vivre le réveil de la chaîne des Puys). "Vulcania est un outil majeur du développement touristique auvergnat, il fallait lui redonner une vraie dynamique avec une offre destinée au grand public fidèle à notre ambition pédagogique", explique Jean Mallot, président de la SEM Volcans qui gère le parc.
Le 4 octobre 1957, le premier satellite artificiel Spoutnik ouvrait l’ère de la conquête spatiale. Le 28 juin 1997, La Cité de l’Espace à Toulouse ouvrait ses portes au public. Ces deux événements seront fêtés tout au long de cette année. Un nouveau spectacle au planétarium intitulé "Les étoiles des pharaons" ouvre le bal. Il s’agit d’un voyage dans le temps et l’espace, 5 000 ans en arrière. Trois films sont également à l’affiche dans la salle de cinéma grand format Imax: Mission to Mir (l’histoire de la station spatiale), Destiny in space (le futur de l’exploration spatiale), et Space station, qui met en scène la station spatiale internationale ISS.
Côté animations, la station Mir située dans le parc propose plusieurs fois par jour un spectacle ludo-éducatif, tandis qu’un "gyro-extrême" (siège rotatif à deux axes) permet de tester ses capacités physiques à devenir astronaute.
La Cité invite à découvrir les événements clés qui ont marqué 50 ans de conquête spatiale, à travers un parcours de 14 étapes. Un jeu-concours baptisé "Aventuriers de l’espace" est également organisé jusqu’à la fin de l’année. Avec bien sûr de nombreux cadeaux à gagner. Un tirage au sort aura lieu chaque jour. Enfin, les plus jeunes n’ont pas été oubliés. Un parcours "spécial enfants" en sept étapes – le zoo de l’espace – est l’occasion de partir à la recherche de différents animaux dans le parc, comme la chienne Laïka qui a été le premier être vivant envoyé dans l’espace.
D’autres rendez-vous sont annoncés comme les "soirées époques" pour revivre les événements de la conquête spatiale dans le contexte d’une époque, le "10e anniversaire de la Cité de l’Espace" (les 7 et 8 juillet), une soirée "Conquête spatiale années 2000" (le 8 septembre), ou encore l’ouverture de l’exposition "Cosmomania" (le 4 octobre), une promenade dans le temps à travers les grands moments de la conquête de l’espace de 1957 à 2057! La Cité de l’Espace a accueilli l’an passé 266 500 visiteurs.
