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Supraways veut dominer la congestion routière

Filer au-dessus des embouteillages à 70 km/h. Un rêve pour de nombreux automobilistes contraints de prendre leur voiture pour aller travailler, mais qui pourrait devenir réalité à Saint-Quentin-en Yvelines. La communauté d’agglomération étudie en effet la faisabilité d’un tronçon test de transport innovant: le PRT pour personal rapid transit. Un réseau de transport de capsules aériennes, glissant sur des rails placés à 10 mètres du sol et pouvant emmener 7 à 9 personnes assises par véhicule. Ce projet est mené par la start-up lyonnaise Supraways, fondée en 2015 pour décongestionner le trafic urbain aux heures de pointe. « Nous travaillons avec Supraways depuis deux ans pour une étude d’opportunité avec la création d’un démonstrateur qui serait installé sur notre territoire. Cette démarche s’intègre dans le cadre de notre plan local de déplacement projeté à l’horizon 2030 », indique Emmanuel Veiga, directeur des mobilités de Saint-Quentin-en-Yvelines. SQY souhaite que Supraways installe un démonstrateur de 9,5 km entre la gare ferroviaire de Saint-Quentin et le parc d’activité Oméga Parc, avec sept stations et 85 cabines, de quoi effectuer 23 600 voyages par jour.

Recherche des financements

Le système Supraways repose sur un réseau de lignes et de boucles interconnectées: toutes les stations sont en dérivation, permettant aux usagers de se rendre à leur destination sans arrêts intermédiaires 24h/24 et 7j/7. SupraSQY aurait un débit de 3 500 personnes par heure, se déplaçant à une vitesse de 60 à 70 km/h. Un flux important rendu possible par un cadencement élevé, les cabines n’étant séparée que de cinq secondes. Le système de contrôle, intelligent, repositionne en permanence la flotte de cabines vacantes en fonction des prévisions de demande. Le temps de trajet le plus long serait de 7 minutes, contre 19 minutes en bus, lorsque tout va bien. « L’investissement serait de l’ordre de 10 millions d’euros du kilomètre. Il s’agit d’un système intermédiaire entre le BHNS et le tramway, sachant qu’il est plus performant qu’un bus car il libère de l’espace au sol, est deux fois plus rapide dans notre cas pour un coût de fonctionnement de 30 à 40 % moins élevé », insiste Emmanuel Veiga. Supraways avance pour sa part un coût d’exploitation réduit de 55 % par rapport au tramway (et de 75 % par rapport au bus) du fait de l’absence de conducteur. Le démonstrateur SupraSQY desservirait, à moins d’un kilomètre de chaque station, 30 000 emplois (dont 19 grands comptes) et 45 000 habitants. L’emplacement de l’infrastructure serait facilité, dans la mesure où 95 % de l’itinéraire s’effectuerait sur de grandes avenues. Et il permettrait de relier trois sites olympiques… à condition de trouver les fonds nécessaires.

Auteur

  • G. H.
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