Newsletter S'inscrire à notre newsletter

Magazine

Évolution

Tram sur pneus et tram en l’air, des marchés atypiques

Quels sont les contours du marché français des tramways sur pneus?

Pour Philibert d’Hotelans, directeur général adjoint de NTL (filiale d’Alstom), en charge du développement et de la stratégie de l’entreprise et qui a repris la production du Translohr, la fréquentation en hausse régulière des trois lignes équipées avec ses matériels (Clermont-Ferrand, T5 et T6 franciliens RATP) est un bon signe. « D’ailleurs, Clermont-Ferrand, qui est passé en dix ans de 35 000 à 65 000 passagers par jour, commande cinq rames supplémentaires pour 2017, et la RATP devrait à terme faire de même pour les lignes T5 et T6. » Il ajoute que les marchés désormais visés sont ceux en concurrence avec les « vrais » BHNS, avec comme « arme de choc » la rame Prime, la version unidirectionnelle et compacte du Translohr qu’il présente comme une sorte de « BHNS guidé ». Pour un coût de 8 à 9 M€/km, très proche de celui du BHNS le plus sophistiqué, le Prime proposerait une capacité de 10 000 à 15 000 voire 20 000 voyageurs par jour, très supérieure à celle des matériels BHNS dont la durée de vie est moins longue. Cette offre pourrait être retenue par les villes moyennes, celles-là mêmes visées par l’étude du Gart Mobilité et villes moyennes, état des lieux et perspectives présentés à Lyon le 1er octobre.

Et si le tramway s’envoyait en l’air?

La solution du téléphérique urbain, présentée par POMA et par Doppelmaier, constructeurs majeurs de ces systèmes qui étaient tous deux présents parmi les exposants des 25e Rencontres nationales du transport public, n’est désormais plus considérée comme un avatar, un dérivé urbain des transports par câble de la montagne. Ainsi, au-delà des nombreuses références internationales de leur entreprise, Jean Souchal et Christian Bouvier, respectivement président et vice-président du directoire de POMA, rappelaient « l’importance de l’ouverture vers l’urbain » de leur offre, présente depuis de nombreuses années à Paris avec le célèbre funiculaire de Montmartre. Ils ont mis en avant le Televal, projet à venir dans le Val-de-Marne qui relierait Créteil (terminus Pointe-du-Lac de la ligne 8 du métro) à Villeneuve-Saint-Georges (gare RER D) et au plateau de Limeil-Brévannes. Cette ligne serait un véritable must du téléphérique urbain avec ses 6 000 voyageurs à l’heure, pour un coût estimé de 5 à 10 M€/km, soit un investissement système (infrastructures et matériels) qui serait de trois à quatre fois moins élevé que celui d’un tramway au sol!

Le concurrent et néanmoins confrère Doppelmaier, qui vise le même projet du Televal francilien et celui de la desserte de l’Ile-de-la-Garonne à Toulouse, affirme tout autant sa volonté d’entrer sur un marché du câble urbain qui a été relancé par le Grenelle II de l’environnement. Il s’agit d’effectuer une véritable « intrusion urbaine », selon l’expression de Bernard Teiller, Pdg de CEO, la filiale française du groupe. Il associe dans son offre aussi bien le système de transport que le génie civil, voire l’aide d’un cabinet d’urbanisme, et affirme que ses systèmes peuvent atteindre 4 500 voyageurs par jour pour un coût de 8 à 10 M€/km. Cette intrusion « prendrait en compte le système français de l’insertion du tramway de façade à façade, en intégrant une architecture spécifique pour les stations qui prendrait en compte l’environnement urbain »!

Auteur

  • M.C.
Div qui contient le message d'alerte

Envoyer l'article par mail

Mauvais format Mauvais format

captcha
Recopiez ci-dessous le texte apparaissant dans l'image
Mauvais format

Div qui contient le message d'alerte

Contacter la rédaction

Mauvais format Texte obligatoire

Nombre de caractères restant à saisir :

captcha
Recopiez ci-dessous le texte apparaissant dans l'image
Mauvais format