500 heures de travail, cinq propositions, 28 communes concernées: à l’approche des municipales, l’association bordelaise Vélo-Cité a lancé un plaidoyer pour faire de la métropole un modèle en matière de politique cyclable. Signé mi-février par une quinzaine de candidats, il a été présenté lors du congrès de la Fédération des usagers de la bicyclette (FUB), qui s’est tenu à Bordeaux les 6 et 7 février dernier.
« Notre méthode consiste à aller voir tous les candidats et à leur présenter le plan point par point, explique Oriane Hommet, coordonnatrice de Vélo-Cité. Si certains candidats l’ont signé naturellement, pour d’autres le changement de culture qu’il implique est plus long à envisager. »
C’est tout le défi de la démarche pour laquelle l’association bordelaise a déployé un dispositif exigeant: mobilisation d’une trentaine de bénévoles pour rencontrer les candidats, pétition en ligne, recherche de soutiens extérieurs… « Nous avons notamment obtenu l’appui de l’université de Bordeaux et de la chambre de commerce et d’industrie », se félicite Oriane Hommet.
Le plaidoyer vise un réseau cyclable à haut niveau de service, permettant de relier les différentes communes métropolitaines de manière sécurisée. Autre demande: des parcs relais pour une intermodalité avec le réseau routier, équipés de box sécurisés et proposant une large flotte de vélos en libre-service, et des vélos stations pour l’intermodalité avec le futur RER métropolitain. Vélo-Cité met en avant la nécessité de repenser la ville pour le vélo, avec des centres-villes « apaisés, attractifs et actifs »: zones à trafic limité, circulation à 30 km/h…
Les militants cyclistes comptent sur les jeunes générations pour faire évoluer les choses, avec un objectif: « 100 % des enfants habitant à moins de 800 mètres de leur école pourront s’y rendre à pied ou à vélo en 2026. » Et Vélo-Cité de rappeller qu’à vélo, 800 mètres se parcourent en 5 minutes!
