Stéphane Guenet: Nous sommes satisfaits d’avoir été auditionnés, car c’est reconnaître la place des opérateurs alternatifs, et les préconisations vont dans le bon sens. Mais l’Autorité ne remet pas en cause la taille des lots, qui doit permettre d’attirer les opérateurs étrangers et donner la possibilité aux indépendants de se regrouper. Mais pour l’instant, on n’a vu ni l’un ni l’autre. La seule réponse qui va dans ce sens est le regroupement de Lacroix-Savac qui détient 9,3 % du marché Optile, quand Transdev, Keolis et RATP Dev pèsent 83,16 %. Les 7 % restants sont faits de plusieurs petits opérateurs qui ont chacun une très faible part. Il ne faudrait pas aboutir à ce que cette mise en concurrence resserre le jeu.
S. G.: Outre les bus ou les dépôts, il y a le calendrier des appels d’offres et la simultanéité des lots. Nous sommes sortants sur le lot 4 du Val Parisis (Val d’Oise) et minoritaires sur d’autres. Nous sommes condamnés à gagner, mais en offensif, nous avons dû réduire nos ambitions. Si nous sommes structurés pour pouvoir répondre à quatre lots simultanés, ne pas connaître le calendrier lot par lot fait que l’on ne sait pas dimensionner notre effectif. Les trois grands opérateurs sont des usines de réponses aux appels d’offres, en France et à l’étranger. Cela dit, cette expérience nous permettra d’acquérir un savoir-faire pour répondre à d’autres marchés et pour conforter notre statut d’opérateur alternatif. Déjà, en région Auvergne-Rhône-Alpes, où nous avons repris une entreprise qui n’avait pas gagné d’appels d’offres depuis dix ans, nous en avons gagné deux gros.
S. G: Les règles ont changé, et c’est une autre barrière: on ne peut être sous-traitant qu’à hauteur maximum de 20 %. Or, aujourd’hui dans un certain nombre de lots où nous sommes implantés, nous sommes largement au-dessus de ce seuil.
