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Emmanuel Veiga, directeur des mobilités, communauté d’agglomération de Saint-Quentin-en-Yvelines

« Notre stratégie open data est encore en débat »

Bus&Car Connexion. Quelle stratégie de mobilité développez-vous sur votre territoire?

Emmanuel Veiga. Nous savons qu’en Île-de-France, il n’existe pas de solution miracle capable de régler tous les problèmes de transport à court et moyen terme. Bien évidemment, nous cherchons collectivement à faire mieux. À Saint-Quentin-en-Yvelines, nous croyons beaucoup à la multimodalité et à l’intermodalité et notamment à la nécessité de construire des bouquets de services à destination des usagers, de manière à donner la meilleure mobilité possible à chacun en fonction de ses caractéristiques socioprofessionnelles et de ses contraintes. L’un de nos objectifs est donc de construire ces bouquets de services et l’information voyageur qui va avec.

BCC. Quelle position adoptez-vous face aux géants du web?

E.V. Waze, TomTom… nous commençons à les approcher mais nous ne nous précipitons pas. Le risque est qu’un acteur bénéficie d’une position hégémonique et que la puissance publique ne puisse plus avoir de regard critique sur les solutions mises en œuvre. Nous souhaitons garder la main sur les orientations stratégiques. Les partenariats avec ces acteurs doivent être bornés dans des conditions strictes.

BCC. Comment valorisez-vous vos données de mobilité?

E.V. Notre stratégie open data est encore en débat. Nous nous posons beaucoup de questions pour savoir ce qu’on met à disposition et comment. À ce jour, nous avons uniquement ouvert les données relatives aux modes doux. Cependant nous partageons régulièrement nos données dans des partenariats formalisés avec des acteurs locaux et notamment avec Île-de-France Mobilités. Nous avons aussi signé une convention avec Vedecom pour leur remettre les données de l’agglomération et voir dans quelle mesure cette mise à disposition pouvait nous apporter des services et des analyses plus fines.

BCC. Pour quelles raisons avez-vous accepté d’être territoire d’expérimentation du projet Norm-Atis?

E.V. Saint-Quentin-en-Yvelines dispose d’outils performants sur la modélisation de trafic automobile mais il n’existe pas de modèle multimodal sur le marché. Avec Norm-Atis, nous voulions produire un modèle normalisé en évitant de produire des enquêtes ménages déplacements qui sont coûteuses. Le résultat est intéressant. Les chercheurs sont arrivés à des données macro consolidées qui permettent de voir demi-heure par demi-heure les flux d’une commune à une autre, avec une approche multimodale.

BCC. Quelles évolutions attendez-vous de cet outil?

E.V. L’outil montre les flux à l’échelle communale, ce qui nous permet d’observer certains phénomènes. Si, par exemple, nous constatons une part modale automobile de 90 % entre deux communes, nous allons nous interroger sur le réseau de transports en commun. Mais Norm-Atis pourrait aider davantage s’il était à une échelle plus fine. En effet, dans nos opérations locales, nous avons besoin de mesurer les impacts et de moduler la programmation. L’échelle du quartier est indispensable. Un travail est en cours pour bénéficier des mêmes données à l’échelle de l’Iris.

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