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« Nous sommes déterminés à agir rapidement. »

Comment gérez-vous la problématique du harcèlement sexiste à la Régie des transports de Marseille?

Nous sommes déterminés à agir rapidement. Nous sommes conscients du problème, car les femmes se plaignent d’attitudes, de gestes, pouvant être considérés comme sexistes. Nous allons réfléchir à un plan de prévention et d’actions pour réprimer ces comportements, sans toutefois tomber dans l’excès en générant un état de suspicion.

Dans le cadre du plan national de 2015 contre le harcèlement sexiste et les violences dans les transports, conforté par la loi Savary, nous allons travailler sur ce sujet avec la ville de Marseille et l’autorité organisatrice des transports, la métropole d’Aix-Marseille-Provence, pour concevoir un plan en harmonisant les dispositifs. Un deuxième groupe de travail, interne à la RTM, porte sur les moyens opportuns pour lutter contre ce phénomène: permettre aux femmes de réagir sur le portail de la RTM, possibilité d’envoyer des SMS, former les agents d’accueil et de contrôle en contact avec la clientèle. Nous devons engager une démarche participative, notamment avec les associations d’usagers pour affiner le diagnostic et élaborer des actions de sensibilisation ciblées. Nous devrions parvenir à l’élaboration d’un plan d’actions d’ici trois à six mois.

Combien de plaintes liées au harcèlement sexiste recensez-vous dans les transports?

En 2015, nous avons relevé deux délits d’attouchement et d’exhibitionnisme. Peu de faits sont signalés. Si le harcèlement sexiste ne pèse pas lourd dans les statistiques, il ne faut pas le sous-estimer. Nous sommes vigilants. Nous enregistrons peu de plaintes.

La vidéo est très utile. Nous disposons de 4 700 caméras sur tous les modes de transports, et d’enregistrements audio dans les bus près du poste de conduite. Avec le déploiement du plan de sûreté à la RTM, nous sommes passés de 488 faits concernant le voyage (vol à l’arraché, agression physique, racket) en 2009, à 164 en 2015. Le sentiment de sécurité de nos voyageurs augmente. Le véritable problème d’insécurité vient de l’extérieur. Les Marseillais ont la culture de la parole. C’est une ville un peu machiste, caractérisée par des clivages culturels favorisant des comportements à caractère sexiste.

Quelles autres solutions envisagez-vous?

Nous n’envisageons pas de wagon isolé pour les femmes. Des réseaux de transports en France expérimentent l’arrêt à la demande le soir, afin de rapprocher les clientes de leur domicile. Dans la pratique, nos chauffeurs font déjà preuve de souplesse. C’est quelque chose que nous pourrions encadrer davantage. L’arrêt à la demande peut être envisagé en concertation avec les associations d’usagers pour améliorer les éclairages et la présence humaine dans certains lieux.

Auteur

  • Nathalie Bureau Du Colombier
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