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Accident de Brétigny : la SNCF accusée de "double langage" par les juges

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Les victimes et leurs familles de l'accident ferroviaire de Brétigny-sur-Orge ont été reçues pour la première fois hier, lundi 10 mai, par les juges d'instruction qui ont partagé avec elles les avancées de leurs investigations. 70 personnes ainsi que 42 avocats ont répondu à l'invitation d'après l'AFP. Le déraillement du train Intercités n°3657 reliant Paris à Limoges avait fait sept morts et des dizaines de blessés il y quasiment 3 ans, le 12 juillet 2013.  

Un double langage public-privé

Les juges ont exposé leurs "difficultés" à mener leur enquête et ont "dénoncé très clairement le double langage de la SNCF" d'après les déclarations à l'issue de cette réunion de Stéphane Gicquel, secrétaire général de la Fédération nationale des victimes d'attentats et d'accidents collectifs (FENVAC). "Communications très tardives et très parcellaires de pièces", "suspicions de préparation de faux documents", "préparations d'entretiens" avant les auditions qui transparaissent dans les écoutes judiciaires ordonnées par les juges… les griefs reprochés à la SNCF dans ce dossier sont lourds alors que Guillaume Pepy, président de la SNCF, avait souligné début avril que "aucun membre de la direction n'a donné d'instructions à qui que ce soit, de dire autre chose que la vérité". Aucun commentaire n'a été apporté par la compagnie ferroviaire suite à cette réunion qui indique vouloir attendre la fin de l'instruction.  

Accident imprévisible ou défaillance à grande échelle

D'autres écoutes de conversations téléphoniques ou de sms ainsi que d'entretiens avec des cadres régionaux de la SNCF ou encore des rapports d'experts judiciaires ont fait état de défaillance des niveaux de maintenance basique, non seulement des infrastructures de la gare de Brétigny-sur-Orge, dont l'éclisse, cette pièce qui maintient deux rails consécutifs au coeur de l'enquête, mais pas uniquement. Deux approches de l'accident s'opposent : d"un côté un défaut de maintenance à grande échelle, de l'autre, celle de la SNCF qui met l'accent sur l'accident imprévisible suite à une rupture brutale d'éléments du système d'aiguillage.

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  • La rédaction
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