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Daimler et Bosch vont tester des services de mobilité autonome en 2019

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Niveaux 4 et 5. Le constructeur Daimler et l’équipementier Bosch multiplient les annonces sur le développement de la conduite autonome de niveau 4 et 5 en milieu urbain. Le 11 juillet, les deux partenaires ont indiqué avoir choisi la Californie comme emplacement pilote pour leur première flotte autonome. Dans la seconde moitié de 2019, ils proposeront un service de navettes avec des véhicules automatisés sur certaines routes de la baie de San Francisco. Ce service sera assuré par Daimler Mobility Services et s’appuiera sur l'autopartage (car2go), le VTC mutualisé (MyTaxi) et les plateformes multimodales (moovel). «Il s’agit de lancer un système sûr, fiable et mature», explique Michael Hafner, responsable de la conduite automatisée chez Daimler, pour qui la sécurité primera toujours sur la vitesse. En parallèle, Daimler a indiqué avoir obtenu l'autorisation de tester des véhicules autonomes de niveau 4 sur les routes de Pékin. Afin d'obtenir cette licence et d'adapter ses véhicules autonomes au marché chinois, Daimler a renforcé ses liens avec Baidu, le Google chinois. Des technologies de la plateforme Apollo, dédiée aux véhicules autonomes de Baidu, ont été ajoutées aux véhicules de Daimler testés à Pékin. Millisecondes. Pour assurer la puissance de calcul apte à exécuter leurs algorithmes d'intelligence artificielle (AI), Bosch et Daimler indiquent vouloir travailler avec la plateforme Pegasus développée par Nvidia. Selon l’entreprise américaine, Pegasus est capable de conduire avec une autonomie de niveau 5, grâce à une vitesse de calcul de 320 teraflops par seconde (1012 opérations par seconde). Une puissance de feu nécessaire pour traiter une myriade d'informations en provenance de radars, caméras, lidar ou capteurs ultrasoniques. Il s’agit de les évaluer en quelques millisecondes et planifier ensuite les mouvements du véhicule. À titre d’exemple, une seule caméra Bosch génère déjà 100 Gb de données par kilomètre. Les composant de calculs s’échauffant rapidement, Bosch et Daimler indiquent avoir développé un système basé sur les liquides de refroidissement, déjà utilisé pour abaisser la température des batteries électriques. G. H.

Auteur

  • Grégoire Hamon
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