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L'activité VAL de Siemens regroupée à Toulouse

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La direction de Siemens a annoncé le 9 novembre l’implantation du siège mondial de son activité de métros automatiques VAL à Toulouse, regroupant ainsi une centaine de salariés repartis aujourd’hui entre les sites de Châtillon (Hauts-de-Seine), Roubaix (Nord) et Colomiers (Haute-Garonne). Selon Eric Cazeaux, directeur de la Division Mobility de Siemens France et CEO de l’activité Val, "c’est à Toulouse que seront progressivement réunies les activités de recherche & développement, d’ingénierie, de direction de projets et de maintenance liées aux projets clés en main de métros automatiques de la gamme Val, Cityval et Airval". Le Centre de compétences pour les automatismes de métros sans conducteur reste quant à lui basé à Châtillon. Les premières équipes sont arrivées le 9 novembre à Basso Cambo, dans le sud-ouest de Toulouse. Le site de 10 000 m² avoisine le siège de Tisséo, qui gère les transports urbains de la métropole toulousaine, et de Nexter Electronics, à qui Siemens a confié en avril dernier la réalisation d'équipements électriques pour la ligne B (en construction) du métro de Rennes Métropole. En faisant le choix de Toulouse, qui a annoncé la construction prochaine d’une troisième ligne de métro, Siemens "s’appuie déjà sur une filière industrielle toulousaine à la pointe sur les systèmes embarqués", souligne l’entreprise dans un communiqué. "L’implantation du nouveau site VAL de Siemens à Basso Cambo est une belle victoire qui renforce notre économie locale, s’est tout de suite réjouit le maire (LR) de Toulouse Jean-Luc Moudenc. Elle assure la promotion du savoir-faire des PME de la région dans les métiers des systèmes embarqués, de l’électronique et du ferroviaire et elle va accroitre l’activité de la sous-traitance". Le Val, métro automatique sur pneus, circule actuellement en France à Lille, Rennes, Toulouse, aux aéroports d’Orly et Charles de Gaulle, ainsi qu'à Turin (Italie), Taipeh (Taiwan), Uijeongbu (Corée du Sud) et à l’aéroport Chicago O’Hare (USA). Cette annonce de la direction de Siemens Mobility se présente dans le cadre de "son soutien à la réindustrialisation de la France". Pourtant, en juin dernier, la division transports du groupe allemand, qui emploie 600 salariés en France, avait annoncé 143 suppressions ou transports de postes, provoquant une grève de salariés dénonçant justement la "désindustrialisation" du groupe en France.

Auteur

  • Catherine Sanson-Stern
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