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Mobilité partagée : le transport à la demande comme solution contre les voitures ?

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Quels seraient l’efficacité d’un réseau de transports et l’impact sur les bouchons dans une ville sans voitures particulières, sans lignes de bus régulières mais avec un réseau de métro et la création de services organisés de taxis collectifs et de taxis-bus ? C’est le scénario qu’a modélisé l’International Transport Forum à partir de données réelles issues des transports de Lisbonne au Portugal.  Et les résultats de cette modélisation sont impressionnants : réduction des émissions de CO2 de 34%, trafic automobile réduit de 23% et de 37% aux heures de pointe, gain considérable d’espace public avec la réduction de 95% des places de stationnement. Sans compter un accès facilité élargi aux zones d’emplois, de santé et d’éducation pour un plus large public.

Un service de taxis collectifs et de taxis bus à la demande

Pour parvenir à ce scénario idéal, un certain nombre de conditions doivent être réunies d’après les résultats de cette simulation, compilés dans le rapport intitulé « Shared Mobility, Innovation for liveable cities ». La première d’entre elles est la création d’une centrale de répartition des demandes de trajets par les voyageurs à partir de leurs smartphones. Ensuite, la création d’une flotte de 6 à 7000 taxis collectifs de 6 places et de 1000 à 1200 taxis-bus de 8 à 16 places. Enfin, les trajets devront répondre à un bon niveau de service : trajets les plus directs possibles et sans correspondance, temps de voyage similaire aux voitures privées pour les taxis collectifs, point de prise en charge à 400 m à pied maximum pour les taxis-bus, un délai de réservation de 30 minutes… Avant ce big bang, la clé de démarrage de ce processus complexe reste l’interdiction progressive de la circulation de voitures particulières.

Un scénario testé dans 5 nouvelles villes

Ce scénario idéal a été étudié par l’International Transport Forum, un laboratoire d’idées intergouvernemental consacré aux transports, qui regroupe 57 pays, intégré à l’OCDE mais rattaché au conseil des ministres des transports. Pour son secrétaire général, José Viegas, « on ne peut pas résoudre tous les défis actuels liés au développement des villes, les embouteillages, de la pollution et d’une meilleure utilisation des transports publics avec les outils traditionnels ». Et cet ancien consultant et professeurs à l’université de Lisbonne est adepte de solutions techniques disponibles dès aujourd’hui car selon lui, « les voitures électriques et autonomes risquent de toutes façons de créer les mêmes problèmes de saturation des axes de circulation en ville »… Etabli à partir des données de Lisbonne, ce scénario sera prochainement testé dans 5 autres villes dont Helsinki, Dublin et Auckland, en Nouvelle-Zélande.

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  • La rédaction
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