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Navettes Paris – Aéroport de Beauvais : le monopole bousculé

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De nouveaux services d’autocars. L’avis rendu par l’Autorité de régulation des activités ferroviaires et routières (Arafer) le 1er mars dernier a mis fin, de fait, au monopole de la desserte de l’aéroport de Beauvais-Tillé. Jusqu’à présent, la Société aéroportuaire de gestion et d’exploitation de l’aéroport de Beauvais-Tillé (SAGEB), était la seule à proposer ce trajet par navettes routières depuis la Porte Maillot, à Paris, via une filiale : Transport Paris Beauvais (TPB). Ce trajet de 80 km ne pouvait faire l’objet d’un service librement organisé, autorisé à partir d’une distance de 100 km. Après des mois d’obstination, un petit transporteur, la société Frethelle, a obtenu l’autorisation d’ouvrir une ligne à partir du 12e arrondissement parisien. Egalement sur les rangs, FlixBus attend encore la décision de l’Arafer. Une concession excessive et dispendieuse. Cette ouverture du marché pourrait fragiliser la SAGEB (détenue à 49% par Veolia et 51% par la Chambre de commerce et d’industrie de l’Oise), gestionnaire de l’aéroport dans le cadre d’un contrat de concession pour le compte du Syndicat mixte de l’aéroport de Beauvais (SMAB). En effet, avec 1 million de passagers par an pour un trajet vendu 16 euros, TPB assurerait 40 à 50% des recettes du gestionnaire de Beauvais-Tillé. Toutefois, la Chambre régionale des comptes, dans un rapport de septembre 2016, déplore le manque de transparence des comptes de la SAGEB, évoquant même un « transfert de rentabilité du contrat de la SAGEB vers sa filiale TPB ». La Chambre qualifie par ailleurs d’excessif le périmètre de la concession accordée à la SAGEB, laquelle inclut à la fois gestion aéroportuaire et liaison de transport terrestre. Toujours selon la Chambre régionale des comptes, Ryanair, qui assure 80% de l’activité aérienne, bénéficierait de conditions très favorables en matière de redevance et d’avantages divers, non prévus dans le contrat signé avec le gestionnaire de l’aéroport. La compagnie irlandaise serait ainsi redevable à la SAGEB de 77 millions d’euros sur cinq ans, de 2008 à 2013. Sandrine Garnier

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  • La rédaction
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