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Véhicule autonome: Renault-Nissan s'engage dans un partenariat avec Google

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Profiter de la plateforme Waymo Driver. Difficile de tracer son chemin seul sur la voie du véhicule autonome sans la puissance de feu des Gafa (Google, Apple, Facebook, Amazon). L’alliance franco-japonaise Renault-Nissan vient ainsi d’indiquer qu’elle venait de conclure un partenariat avec Waymo, filiale de voitures autonomes de Google pour travailler ensemble sur «une première phase d’exploration couvrant tous les aspects relatifs aux services de mobilité autonome pour le transport des personnes et la livraison de biens, en France et au Japon». Comprendre: l’alliance a besoin de Google pour rattraper son retard en la matière. Ce partenariat, exclusif pour la France et le Japon, permettra à Waymo d’investir facilement ces deux marchés. Pour le groupe franco-nippon, c’est un moyen de profiter de l’expertise de la filiale de Google, leader sur la recherche en matière de véhicule autonome avec plus de 16 millions de kilomètres cumulés sur les routes. «Il ne s'agit pas d'un contrat de fourniture de véhicules. Nous allons profiter de la plateforme Waymo Driver qui inclut à la fois le hardware, les programmes de fusions des données provenant des capteurs, et les systèmes qui définissent comment le véhicule se comporte. Mais nous n'allons pas la transposer telle quelle: il nous faudra l'adapter aux environnements de conduite français et japonais, qui sont très différents des villes américaines, grâce à l'expertise et aux technologies de Renault-Nissan», explique dans les colonnes du Journal du Dimanche Hadi Zablit, vice-président business development de l'alliance Renault-Nissan. Opérer des services commerciaux de transport de personnes. Renault et Nissan créeront, en France et au Japon, des joint-venture dédiées aux services de mobilité autonome «afin de porter cette démarche exploratoire», précisent les deux entreprises. Ces coentreprises seront détenues à 50-50 par Renault et Nissan. La durée de cette nouvelle alliance et les montants investis ne sont pas encore connus. Pour l’instant, il n’est pas question que les entreprises construisent ensemble un véhicule autonome, mais de travailler sur de nouveaux services de mobilité. «Notre objectif n'est pas de lancer des expérimentations, nous en menons déjà, mais de bâtir ensemble puis d'opérer des services commerciaux de transport de personnes et de biens à l'échelle», souligne Hadi Zablit. Ce dernier est conscient du risque que représenter l’arrivée de Waymo, qui pourrait quitter l’Alliance sitôt après avoir siphonné toutes les données spécifiques du marché européen. «Si nous nouons un partenariat, c'est que nous avons nous aussi des actifs à apporter. Cela nous permet tous deux d'aller plus vite que si nous avancions séparément, mais aussi de mutualiser les coûts de développement extrêmement élevés du véhicule autonome. Il ne serait pas viable économiquement de nous lancer seuls dans les services», conclut-il. Malheureusement, aucun acteur européen n’était disponible sur le marché pour épauler l’Alliance. G. H.

Auteur

  • Grégoire Hamon
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