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Annulation de la DUP Limoges-Poitiers demandée au Conseil d'Etat

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Le rapporteur public auprès du Conseil d'Etat a demandé à ce que la déclaration d'utilité publique (DUP) de la LGV Limoges-Poitiers soit annulée. Dans son rapport, il insiste sur le coût réel de ce barreau si il était construit dès 2019 : 2 200 M€, et non 1 600 M€ comme annoncé par les promoteurs de ce projet auquel est opposé une large part de la population. Selon un des collectifs d'associations d'opposants qui a pu assister à l'audience, le rapporteur aurait évoqué la méfiance nécessaire face aux chiffres et dates avancés dans le dossier. Ainsi, selon lui, la réalisation effective ne pourrait intervenir avant 2030-2050, loin de l'urgence décrite dans la DUP. La rentabilité prévue est aussi battue en brèche. Outre l'impact sur l'environnement et les dégâts humains pour les riverains, alors qu'ont débuté les expropriations, le juge aurait également souligné les effets terribles sur la ligne classique POLT qui, voyant son trafic et sa fréquentation se réduire, risquerait de disparaitre. Enfin, toujours selon les opposants au projet, le juge rapporteur estime que le Département de la Creuse aurait intérêt à agir en annulation puisque SNCF Réseau le fait figurer dans "la zone de chalandise" de cette LGV, alors que sa réalisation impliquerait pour les creusois plus de 200 km de trajet supplémentaire - et les coûts afférant - pour se rendre à Paris ou Toulouse. Les promoteurs du barreau LGV - déjà jugé inutile et coûteux par le Rapport Duron, la Commission Mobilité 21 et par la Cour des Comptes - ne désespèrent toutefois pas. Selon Gérard Vandenbrouck, vice président du Conseil Régional et ex-président de la Région Limousin, collectivité qui a déjà engagé d'importantes sommes dans les études, "Il faut voir plus loin que le calcul de l'épicier qui compte ses pièces le soir". Quant à Renaud Lagrave, vice-président d'ALPC en charge des transports, il estime que ce barreau peut aussi servir à faire du TER à grande vitesse pour rapprocher deux préfectures. Les promoteurs du projet comptent une nouvelle fois sur l'appui du chef de l'Etat pour que le projet continue d'exister.  

Auteur

  • Olivier Jacquinot
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