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Court-voiturage sur autoroute: des parkings dédiés remplis à 73%

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6500 places disponibles. Le covoiturage monte en puissance sur les trajets du quotidien. En France, ce mode de transport représente au moins 3% des trajets domicile-travail (données 2015) et il est probable qu’il ait fortement progressé cette année, dopée par les grèves SNCF et la multiplication des offres. L’Association des sociétés françaises d’autoroutes (Asfa) vient de mettre en ligne la carte des sites de covoiturage sur les autoroutes concédées. Situés principalement à proximité des agglomérations, ces parkings de covoiturage offrent aux usagers des autoroutes, qui souhaitent partager leurs trajets domicile/travail ou de loisirs, «des conditions optimales de sécurité et de confort», souligne l’Asfa. Le taux d’occupation atteint presque les trois quarts (73%) des 6 500 places disponibles. «Nous voulions évaluer le niveau d’usage. La conclusion, c’est que ce type de covoiturage est devenu un mode de transport à part entière, avec un vrai potentiel de croissance», explique Christophe Boutin, le délégué général de l’Asfa au Parisien. La carte révèle une grosse concentration dans les secteurs du Val de Saône, du Dijonnais, de l’agglomération Lyonnaise, des Landes, de la Savoie et de la Haute-Savoie. L’Ile-de-France, sauf au nord de la région, est moins bien dotée. Incitations financières. Le réseau AMTB (Autoroutes du Mont-Blanc), «leader du covoiturage sur autoroute», avec un taux de places de parking dédiées au kilomètre le plus élevé de France, entend pousser ce mode de transport. La société autoroutière propose une réduction de 5€ par mois sur le coût du péage pour les abonnés qui acceptent d’emmener des passagers au moins deux fois par mois. La logique est poussée un cran au-dessus avec la délimitation d’un tronçon d’un kilomètre sur l’A411, réservé aux voitures comprenant au moins deux passagers. Cette portion reliant la France à la Suisse compte environ 17 000 véhicules par jour avec des pics ponctuels atteignant plus de 22 000 véhicules. ATMB s’est fixé pour objectif d’élever le taux de covoiturage de 2 à 3% pour un gain de temps de 33% sur ce segment clé, «soit autant de temps en moins passé dans leur véhicule pour les nombreux frontaliers réalisant ce trajet quotidiennement». L’opération est pour l’instant prévue jusqu’à septembre 2019. De son côté, l’Ile-de-France songe à la possibilité d’ouvrir au covoiturage plusieurs couloirs jusqu’ici réservés aux bus et aux taxis. Le projet de loi d'orientation sur les mobilités devrait pour sa part instaurer une prime facultative dans le privé, pouvant aller jusqu'à 400 euros par an, et jusqu'à 200 euros dans le public. G. H.

Auteur

  • Grégoire Hamon
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