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Fermeture des voies sur berges : 1er rapport défavorable

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Le premier rapport d'étape du comité régional d'évaluation de la fermeture des voies sur berges parisiennes a été transmis à Valérie Pécresse, présidente de la région ÎdF, le 10 octobre. Composé d'experts indépendants et présidé par le Professeur Carli, le comité conclut à un allongement effectif des temps de trajet des automobilistes et des bus de transport en commun. En contradiction avec les données de la ville de Paris, ces résultats montrent que les temps de parcours ont plus que doublé sur les quais hauts de la Seine : 9 minutes supplémentaires entre Tuileries et l'Hôtel de Ville, et un temps de parcours allongés de 15% pour les 5 lignes de bus étudiées.

Les travaux du comité ont montré aussi des conséquences négatives en termes de bruit et de pollution de l'air : aucune baisse de la pollution n'a été constatée par Airparif, et Bruitparif relève des données contradictoires avec celles de la Ville de Paris sur le bruit. Afin de mesurer l'impact réel de la fermeture des voies sur berges à l'échelle régionale, en intégrant notamment les pics de pollution du printemps, l'évaluation menée par ce comité sera menée à son terme, jusqu'à septembre 2017.

Afin de tirer les conséquences de ce rapport et de confronter les données, Valérie Pécresse demande au Préfet de Police de Paris Michel Cadot l'organisation d'une réunion avec tous les acteurs. Selon la région ÎdF, celle-ci aura pour but "d'éclaircir les contradictions et incohérences constatées dans l'analyse des données de trafic, de pollution de l'air et du bruit. Cette réunion peut être l'occasion d'adopter une méthodologie de comptage optimale au niveau de la Région, s'appuyant sur les préconisations d'Airparif, de Bruitparif, de l'IAU, du STIF et de la RATP". L'idée est de revoir l'étude d'impact initiale, en prenant en compte d'autres mesures sur la qualité de l'air et le bruit, ainsi qu'un périmètre d'étude plus large.

Valérie Pécresse souhaite également que la mise en œuvre du projet de fermeture des voies sur berge soit accompagnée de mesures compensatoires pour les communes lésées, telles que des parkings aux portes de Paris ou les protections phoniques pour les riverains.

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  • La rédaction
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