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Floride: la navette scolaire autonome de Transdev brutalement arrêtée

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Projet jugé «illégal». En Floride, Transdev avait démarré depuis plusieurs semaines son programme de navette de ramassage scolaire (une première mondiale) quand les autorités ont soudainement stoppé les opérations. L'Administration nationale de sécurité routière (NHTSA) vient en effet de considérer que ce projet est «illégal», rapporte plusieurs médias américains. La filiale américaine du groupe français utilisait une navette EasyMile pour transporter les enfants sur une distance de trois pâtés de maisons, sur les routes privées de Babcock Ranch, une ville nouvelle tournée vers l’énergie solaire. La NHTSA reproche à Transdev de n’avoir jamais obtenu le feu vert pour effectuer des opérations spécifiques au ramassage scolaire, bien que l’entreprise ait effectivement obtenu la permission de réaliser des tests de véhicules autonomes dans cette ville. «L'innovation ne doit pas se faire au risque de la sécurité publique. L'utilisation d'un véhicule d'essai non conforme pour le transport d’enfants est irresponsable et inappropriée, ainsi qu’une violation directe des termes du projet de test autorisé pour Transdev», lâche Heidi King, administrateur adjoint de la NHTSA dans un communiqué. Incompréhension. Pour éviter toute polémique, Transdev a préféré cesser ce test, qui était de toute façon presque arrivé à échéance. «Ce programme pilote fonctionnait en toute sécurité, sans aucun problème, dans un environnement hautement contrôlé», se défend pourtant l’opérateur dans un communiqué. La compagnie française rappelle que la navette scolaire n’était exploitée qu’un jour par semaine, pendant 5 semaines, avec cinq étudiants à bord (toujours les mêmes) et que ces derniers étaient volontaires (leurs familles avaient également donné leurs autorisations). Transdev, qui assure n’avoir jamais transigé avec la sécurité, mettait un moniteur de sécurité à bord, et la vitesse n’excédait pas 13 km/h. Enfin, une navette similaire tourne également de manière régulière pour les habitants du quartier le week-end. Du côté de la ville elle-même, l’incompréhension est de mise. Lisa Hall, porte-parole de Babcock Ranch, a déclaré au quotidien The Verge que les élèves ont apprécié d'être les «pionniers» de cette nouvelle technologie et que la municipalité fera tout pour dissiper ce «malentendu». «La navette fait partie de l’offre publique offerte pour la commodité de ses résidents. La sécurité continue d’être notre priorité absolue», martèle-t-elle. Nul doute que les problèmes et les réticences soulevés par l’expérimentation de Babcock Ranch seront monnaie courante au fur et à mesure du déploiement des navettes autonomes. G. H.

Auteur

  • Grégoire Hamon
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