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Ile-de-France : la Cour des Comptes dénonce un réseau vétuste

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Cinq ans après un premier rapport, la Cour des Comptes dénonce les sous-investissements persistants dans le réseau ferroviaire en Ile-de-France et pour trouver de nouveaux financements, recommande de reporter l'ouverture de nouvelles lignes du Grand Paris Express ou d'augmenter les tarifs pour les voyageurs. En outre, elle considère la lutte contre la fraude comme un échec collectif. La Cour des Comptes consacre donc plusieurs parties de son rapport public annuel 2016 publié aujourd'hui aux transports, et notamment ceux en Ile-de-France. Son rapport consacré aux transports ferroviaires en Ile-de-France depuis 2010 et titré, "des progrès sensibles, des insuffisances persistantes" commence par relever plusieurs points positifs :
  • l'amélioration de contraintes plus fortes pour les opérateurs dans les contrats signés avec le STIF
  • la meilleure prise en compte du point de vue du voyageur dans le choix des indicateurs de performance et de qualité
  • la transparence économique et financière des opérateurs.
  • le renouvellement des matériels roulants
  • l'investissement dans de nouvelles infrastructures
  • une meilleure qualité du service-client
  Les malus de la SNCF multipliés par 3 Du côté des critiques, la Cour des Comptes regrette que "la performance de nombreuses lignes reste inférieure aux objectifs voire se dégrade" notamment pour les lignes A et B du RER et les lignes exploitées par la SNCF. Indice de cette dégradation : "entre 2010 et 2014 les « malus » versés au STIF par la SNCF en raison du non-respect des objectifs contractuels de production et de ponctualité ont été multipliés par trois, passant de 6,3 M€ en 2010 à 19,5 M€ en 2014". Le tout-TGV a pénalisé l'Ile-de-France Enfin, le sujet de la maintenance du réseau francilien a été franchement critiqué. La Cour des Comptes rappelle le sous-investissement persistant des "gouvernements successifs, la SNCF et RFF (qui) ont, pendant plus de 30 ans, accordé la priorité au développement du réseau des lignes à grande vitesse au détriment des investissements destinés à entretenir ou à moderniser le réseau existant, tout particulièrement en Île-de-France". Une dégradation du réseau jusqu'en 2025 Bilan : "sur les 3 700 km du réseau Transilien, 40 % des voies et 30 % des aiguillages ont plus de 30 ans, alors que SNCF Réseau considère qu’une voie ou un aiguillage doit être régénéré au bout de 25 ans." L'avenir n'est pas brillant malgré la hausse des investissements de la SNCF ces dernières années puisque "l’état général des infrastructures va continuer à se dégrader jusqu’en 2020 et ce n’est qu’en 2025 qu’on retrouvera le niveau d’aujourd’hui, lequel est loin d’être optimal". Hausse des tarifs recommandée au STIF En conclusion, la Cour des Comptes recommande, comme en 2010, à la SNCF et à l’État de "maintenir la priorité absolue donnée à l’entretien et à la maintenance du réseau Transilien" et à l'Etat "de procéder à une sélection rigoureuse des projets d’infrastructures de transport envisagées dans les 10 à 15 prochaines années". Enfin, au STIF, une augmentation des tarifs et notamment de "la part du coût des transports financés par les voyageurs" est également recommandée.

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  • La rédaction
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