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Le Canada expérimente le bus à la demande

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Bus de nuit à la demande. Réserver un trajet en bus public comme on commande un Uber ? Belleville, petite bourgade canadienne de l'Ontario, teste depuis quelques semaines un service de bus à la demande, ce qui constitue la première expérimentation de ce type effectuée par un opérateur de service public en Amérique du Nord. Pendant un an, le service de bus de nuit de cette ville de 50 000 habitants va donc fonctionner selon le principe de la ligne virtuelle, rapporte CBC Canada. Mais pour ne pas léser ceux qui ne disposent pas de l’application, un bus continuera à effectuer le circuit «classique» en alternance (une boucle d’une heure entre 21h30 et minuit en semaine, et plus tôt le week-end). «C’est la solution à laquelle nous pensions depuis de nombreuses années, mais la technologie n’existait pas encore», indique Paul Buck, le responsable des services transport de Belleville. Transposer le service à certaines des lignes de jour. Deux semaines après le lancement, plus de 200 utilisateurs ont déjà téléchargés l’application «Belleville Transit». Lorsqu’ils effectuent une demande de réservation, ils doivent indiquer s’ils privilégient le fait d’être récupérés au plus tôt (quitte à rester longtemps dans le bus), ou s’ils préfèrent attendre mais passer moins de temps à voyager. Le logiciel doit traiter toutes les données en temps réel afin d’optimiser un itinéraire qui soit le plus efficient possible. Il va ainsi donner le point de collecte le plus près possible dans un délai d’une demi-heure. Si l’utilisateur accepte le trajet, il recevra un avis de confirmation et l’information sera transmise au conducteur du bus sur sa tablette. Pour l’instant, le prix du service est inclus dans le pass de transport, ou peut être réglé au prix normal dans le bus, mais la ville envisage d'ajouter une fonctionnalité de paiement en ligne via l'application. En Amérique du Nord, d’autres municipalités ont tenté des expériences assez proches, dont certaines sont encore plus radicales. Ainsi, Austin (Texas) a testé pendant un an un système de collecte appelé Pickup avec la société Via: des navettes ramenaient des voyageurs en provenance de zone à faible densité vers des gares ou de grands axes. Dans le même État, la ville d’Arlington a même cessé ses services de bus dans une zone dédiée pour ne plus offrir que des trajets en minibus en ride-sharing opérés par Via. Même chose à Innisfil (Ontario), où le service de bus a été abandonné au profit de subventions pour utiliser Uber. Belleville ne veut pas d’une solution aussi radicale. Elle souhaite tout d’abord conserver ses propres bus. Et si l’expérimentation était validée, le système de ride-sharing pourrait se transposer à des lignes du service de jour, en ciblant celles qui desservent des zones à faible densité. La municipalité souhaite en effet garder ses lignes régulières pour sa zone centrale à fort trafic. G. H.

Auteur

  • Grégoire Hamon
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