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Nouvelle Aquitaine veut relancer le fer entre Bordeaux et Lyon

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Réouverture en vue. La Région Nouvelle Aquitaine veut relancer le Bordeaux-Lyon, une des rares transversales ferroviaires françaises, afin de desservir ses territoires les plus ruraux. Elle a obtenu de l'Etat le transfert de cette ligne TET (Trains d'Equilibre du Territoire) pour la partie située sur son territoire. Elle a aussi obtenu le financement de cinq nouvelles rames et en financera elle-même cinq autres. Dans un premier temps, des travaux vont être menés sur l'infrastructure entre Limoges (Haute-Vienne) et Montluçon (Allier) afin de pouvoir rouvrir dès fin 2018 la liaison jusqu'à Montluçon. Un axe de transport vital, mais non rentable. Depuis décembre 2012, le trafic national - donc les liaisons de bout en bout - est interrompu sur cet axe, officiellement en raison de travaux qui étaient censés durer un an. Mais depuis cette date, la reprise des liaisons TET est régulièrement repoussée, soit en raison de nouveaux travaux, soit faute de créneaux horaires, ceux-ci ayant été attribués aux TER d'Auvergne-Rhône Alpes. Dans les faits, il s'agit plutôt d'un manque de volonté de la SNCF pour cette ligne qui, si elle ne connait qu'un trafic voyageur modeste sur l'intégralité du parcours, est vitale pour les régions traversées malgré ses particularités et handicaps : 639 kilomètres dans des reliefs tourmentés, à voie unique non électrifiée, comptant plusieurs rebroussements*. La mise au rebut à la fin des années 90 des RTG (Rames à Turbine Gaz) - qui avaient la particularité d'être réversibles, évitant ainsi les pertes de temps dues au changement de motrice aux quatre rebroussements* de la ligne - a marqué le déclin de la liaison. Malgré une convention en 2007 entre les régions concernées pour utiliser des rames TER réversibles, l'axe Bordeaux-Lyon a dépéri jusqu'à l'interruption "provisoire" des dessertes en décembre 2012. Même Flixbus a renoncé. En mars 2016, Flixbus créait une liaison routière Bordeaux-Lyon via Guéret et Montluçon mais l'abandonnait - officiellement provisoirement - en septembre "en raison de prévisions de fréquentation hivernale non rentable". Si la relance de l'axe jusqu'à Montluçon dépend de sa seule volonté, la Région Nouvelle Aquitaine va devoir mener à bien son projet de réouverture intégrale pour convaincre la Région Auvergne-Rhône-Alpes. Olivier Jacquinot *Rebroussement : Lorsqu'une gare est en impasse et que le convoi doit repartir en sens inverse pour retrouver la voie principale.

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  • La rédaction
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