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Paris teste le filtre à particule pour freins

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De la taille d'un virus. Aujourd'hui, les véhicules modernes émettent plus de particules lors du freinage, du fait de l'abrasion des plaquettes de freins, que par l'échappement. Sur une voiture neuve, les freins à disques émettent en moyenne quatre fois plus de particules fines qu’un moteur (soit 20 mg/km contre 5 mg/km). Une étude de l’Observatoire de la qualité de l’air en Île-de-France, datant de 2012, avait également démontré que 41% des particules fines en suspension émises par le trafic routier dans la région parisienne étaient issues de l’abrasion des pneus, du revêtement routier et des freins. Pour y remédier, la société française Tallano Technologie propose d’aspirer ces particules en continu lors du freinage. Ce système, appelé Tamic, va être testé pendant un an sur une Renault Zoé appartenant à la Mairie de Paris. Cette technologie de moins d’un kilo peut s'adapter à tout type de véhicule en se greffant sur des systèmes d'étriers fixes ou flottants. Une mesure salutaire sachant que les particules issues des plaquettes de freins sont ultra-fines, et peuvent donc pénétrer profondément dans l'organisme. Leur taille est de l'ordre de celle d’un virus, soit mille fois plus petit que les PM10, les plus fines particules actuellement réglementées à la sortie de l'échappement. 85% de réduction. Créée à Paris en 2012, la startup Tallano Technologie fait partie des cinq sociétés récemment retenues par la RATP pour tester des systèmes de dépollution dans le métro parisien. Notons que d’autres sociétés se sont positionnées sur le créneau de la dépollution par aspiration, c’est le cas de l’allemand Mann+Hummel qui présente une solution similaire pour VL, bus, camion et train depuis l’an dernier. La société française Telma préconise pour sa part une solution de freinage par induction électromagnétique. Ce système de freinage sans frottement, adapté aux véhicules lourds, offre une réduction des émissions de 85%, en plus d’une baisse d’usure équivalente des disques et plaquettes. Enfin l’équipementier de rang mondial Bosch propose une solution alternative par le biais de sa filiale Buderus Guss. Cette dernière a en effet démarré fin 2017 la production de l'iDisc, un nouveau disque de frein avec un revêtement en carbure de tungstène, qui génère jusqu'à 90 % de poussière de freinage de moins qu'un disque classique. G. H.

Auteur

  • Grégoire Hamon
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