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Quelques voitures autonomes pourraient suffire à fluidifier le trafic

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Contrôle par l'IA des phases d’accélération et de freinage. Quelques voitures autonomes suffisent pour fluidifier le trafic des voitures conduites par monsieur tout le monde. C’est la constatation, toute empirique, faite par des chercheurs en Intelligence Artificielle de l’université de Berkeley (États-Unis), rapportée par le magazine Sciences. Pour mener leur projet «Flow», l’équipe dirigée par Eugene Vinitsky a utilisé le logiciel de simulation de trafic urbain, Sumo, développé par l’Institut des Transports de Berlin. Plusieurs schémas urbains ont été étudiés. L’un des scénarios utilisés consistait à faire parcourir des véhicules de manière virtuelle sur une boucle en forme de 8 avec une intersection centrale. Dans d’autres cas de figures, une ou plusieurs voies de circulation fusionnaient. Dans toutes ces configurations, les chercheurs ont fait varier le ratio de voitures autonomes par rapport aux véhicules normaux. Un algorithme contrôlait les voitures autonomes, en ayant notamment la main sur les phases d’accélération et de freinage. Les chercheurs ont également testé un réseau urbain similaire à Manhattan, avec des feux de circulation à chaque carrefour, où la gestion des feux était confiée à l’IA. Éviter les coups d’accordéon. Les résultats ont été rendus publics lors de la conférence sur l’apprentissage robotique organisée début novembre à Zurich. Il s’avère que dans le scénario du circuit en 8, le remplacement d’une seule des 14 voitures conduites par un humain par une voiture autonome a permis de doubler la vitesse moyenne des véhicules. Dans les scénarios de fusion des voies, le remplacement de 10% des véhicules classiques par des modèles autonomes a également augmenté le flux de circulation global, doublant dans certains cas, là aussi, la vitesse moyenne des voitures. Les véhicules autonomes ont en effet la capacité de fluidifier la circulation en maintenant une zone tampon avec les véhicules qui les précèdent, et de freiner moins souvent, ce qui évite la création de coups d’accordéon. De même, lorsque l’IA prend le contrôle des feux de signalisation, le nombre de véhicules en circulation peut augmenter de 7% sans problème. Les algorithmes testés peuvent encore être améliorés, c’est pourquoi l’équipe de d’Eugene Vinitsky a voulu les rendre publics. Mais avant un déploiement de véhicules autonomes, Eugene Vinitsky invite la collectivité à mieux utiliser les systèmes de contrôle de croisière adaptatifs, présents sur de nombreux modèles neufs. Une meilleure gestion des phases d’accélération et de freinage permet de réduire la congestion et d’économiser du temps, du carburant et d’éviter des accidents. «Tous les outils sont déjà là», explique-il. G. H.

Auteur

  • Grégoire Hamon
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