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Christelle Morançais, présidente du Conseil régional des Pays de la Loire

« Chaque habitant de la région devra disposer d’une offre de mobilité sans coupure »

Schéma régional des transports, intermodalité, ouverture à la concurrence des TER, transition énergétique, unification de l’offre de mobilité… la présidente de la Région Pays de la Loire développe sa feuille de route.

Bus&Car Connexion: Comment organisez-vous la hiérarchisation de votre réseau? Quid de l’intermodalité dont la Région est le chef de file?

Christelle Morançais: Notre ambition est de construire, brique après brique, le grand réseau des transports, interconnecté, numérisé et multimodal, qui viendra mailler et relier l’ensemble de nos territoires. Nous soutenons et développons donc tous les modes de transport, sans exclusivité et de façon pragmatique.

C’est pourquoi la Région a décidé de mobiliser près de 120 millions d’euros pour venir cofinancer les routes dans chacun de nos cinq départements [Loire-Atlantique, Maine-et-Loire, Vendée, Mayenne et Sarthe, NDLR]. À l’échelle du mandat, c’est un investissement colossal sur une compétence facultative, mais essentiel alors que deux tiers des déplacements domicile-travail et 95 % du transport terrestre des marchandises s’effectuent par la route en Pays de la Loire, et que la voiture est bien souvent le seul moyen de locomotion dans le monde rural.

Dans le même temps, la Région investit massivement pour renforcer l’attractivité du TER en activant trois leviers: l’offre, la qualité et les tarifs. C’est un enjeu à la fois pour la mobilité durable et pour la desserte équilibrée de tous les territoires afin de faciliter le déplacement des Ligériens. C’est la raison pour laquelle la Région soutient financièrement la réalisation de Pôles d’Échanges Multimodaux comme à Laval, Clisson ou Nantes.

Enfin, avec notre nouvelle marque régionale de transport Aléop, nous allons encore plus loin puisque nous avons désormais un réseau de transport simplifié et cohérent qui facilite les déplacements des Ligériens.

Le schéma régional des transports que nous élaborons actuellement viendra à cet égard compléter ce maillage, avec une stratégie et une offre de transport unifiée sur tous les territoires.

Les travaux que nous avons engagés doivent nous permettre d’offrir à moyen terme un réseau Aléop renforcé, unifié et hiérarchisé, où le train et le car fonctionneront de manière complémentaire. Chaque habitant de la région devra avoir l’assurance de disposer d’une offre de mobilité sans coupure, adaptée à son besoin, quel que soit son territoire. Cela passe notamment par des solutions innovantes en matière de modes de déplacement, d’information voyageurs, ou encore de distribution. Je veux que le réseau Aléop s’impose comme une solution crédible de mobilité, presque un réflexe!

BCC: Quels impacts attendez-vous de l’ouverture à la concurrence des services TER?

C. M.: Préparer l’avenir des transports ligériens, c’est préparer l’ouverture à la concurrence des trains régionaux, avec un objectif essentiel: réussir une ouverture qui permette « plus de trains et mieux de trains ». Car notre exigence sera évidemment que cette concurrence entre les opérateurs aboutisse à une amélioration concrète de la qualité de service, à une offre de transport plus attractive également, ainsi qu’à un maintien de l’ensemble de nos lignes, particulièrement en milieu rural.

BCC: Pays de la Loire est déjà un terrain d’expérimentation en faveur des énergies nouvelles. Quelle stratégie suivez-vous en la matière?

C. M.: Face au défi environnemental, la Région est aux avant-postes et agit pour opérer une véritable transition écologique, avec un budget de 353 millions d’euros. Le grand réseau de transport que j’évoquais plus haut s’inscrit, bien entendu, dans cette priorité et doit nous permettre de déployer des mobilités alternatives au service d’une écologie véritablement positive.

Notre objectif est en effet de devenir la première région sur les motorisations alternatives, aussi bien sur les véhicules légers que lourds, pour le transport de personnes que de marchandises. C’est la raison pour laquelle nous soutenons, par exemple, l’installation de bornes de recharges rapides pour véhicules électrique ou l’installation de station bio-GNV. Nous avons également mis en circulation deux lignes de cars roulant au gaz naturel en Sarthe et la première ligne interurbaine de cars électriques en France, en Mayenne. Nous poursuivons par ailleurs des expérimentations avec des motorisations alternatives sur des cars interurbains électriques ou roulant au GNV.

Enfin, fin 2019, nous présenterons un plan régional sur l’hydrogène afin d’accompagner et d’amplifier le déploiement des projets hydrogènes dans la Région.

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Auteur

  • Olivier Constant
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