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Les douze travaux de Keolis à Montluçon

Pour décrocher le marché de Montluçon, Keolis a repensé ce réseau urbain de taille moyenne. Le challenge n’est pas mince: moderniser l’offre pour inverser la pente du déclin.

"Cette année, le réseau va connaître un événement quasiment tous les mois!" Arrivé à la mi-février de Saint-Brieuc, Olivier Belin, nouveau responsable commercial des TUM, les Transports urbains de Montluçon (Allier), a pour mission de redynamiser ce réseau exploité jusque-là par Connex, et repris par Keolis le 1er janvier (contrat de type contribution forfaitaire).

L’objectif qui lui a été fixé est une hausse de fréquentation de 15 % d’ici 2010. "Il s’agit d’un réseau de taille moyenne desservant dix communes, soit environ 75 000 personnes. C’est surtout un réseau qui s’est essoufflé au fil du temps." En 15 ans, l’offre est restée pratiquement inchangée, la fréquentation a chuté de moitié, entraînant une baisse sensible des recettes qui n’a pu être partiellement compensée que par de fortes hausses du prix des titres de transport. Et cette augmentation tarifaire a, bien sûr, renforcé l’évasion de la clientèle. "Le gros de la modernisation va d’abord consisté en la redéfinition intégrale de l’offre en septembre prochain. Aujourd’hui, le réseau est organisé en étoile. Nous allons créer une ligne circulaire qui desservira les générateurs de trafics ainsi que les quartiers denses. Cette ligne, appelée à devenir la plus importante du réseau, permettra aux usagers d’éviter le centre ville et de gagner du temps. Par ailleurs, l’actuel transport à la demande (TAD) fait de la concurrence aux lignes régulières. Nous devons le repenser totalement pour qu’il rabatte sur elles."

Un bus pour sortir le soir

Mais d’ici la rentrée, d’autres modifications substantielles seront apportées au réseau. Ce mois-ci, tous les samedis soirs, une navette desservira les deux rives du Cher, la rivière qui traverse Montluçon, depuis le centre ville. "Il s’agit clairement, alors qu’il n’existait jusque-là aucun service en soirée, de proposer aux gens de les ramener chez eux après un repas au restaurant ou une sortie au ciné. La tarification sera celle d’un ticket classique, soit 1,15 euro."

Plus ambitieuse est la création en avril, après les vacances scolaires, d’une navette pour l’hypercentre. Cette ligne, qui comptera 16 points d’arrêt et fonctionnera tous les jours sauf le dimanche, desservira les commerces, la cité administrative – qui ne dispose jusqu’à présent d’aucune desserte – et les parkings qui bordent l’hypercentre. "La navette sera gratuite pour les utilisateurs des parkings et ceu des autres bus. Sinon, nous allons créer une tarification spécifique et attrayante: 20 centimes d’euros par voyage ou 50 centimes pour toute la journée, un forfait plutôt destiné aux touristes pour la découverte de l’hypercentre de Montluçon."Autre nouveauté en matière de tarification: la création d’un abonnement spécifique aux 18 / 26 ans. Cette population ne disposait jusqu’ici d’aucun aménagement, alors que la ville accueille de nombreux étudiants.

Baisse des tarifs et information tous azimuts

En mai, le prix du ticket passera de 1,15 à 1 euro. Enfin, toujours concernant la tarification, un système d’abonnement annuel sera mis en place en novembre prochain, lorsque le réseau urbain sera totalement réorganisé.

L’information des usagers sera un autre cheval de bataille pour Keolis. Le site internet, opérationnel depuis peu dans une version basique, permettra dès septembre les calculs d’itinéraires. En avril, deux systèmes d’informations Keolis, Timéo (informations accessibles par téléphone portable) et Inimo (réception de SMS informatifs), seront disponibles. Et en octobre, dix bornes d’informations-voyageurs seront installées aux principaux arrêts. D’ici là, les véhicules des TUM auront changé de nom et de look. Une nouvelle identité graphique sera dévoilée en septembre, et le réseau sera rebaptisé Maelis. Un nom choisi pour sa consonance douce, agréable, positive. Comme la nouvelle perception qu’auront peut-être les Montluçonnais de leurs transports en commun.

Les TUM

– 8 lignes régulières.

– 40 véhicules (dont 22 standards et 15 minibus).

– 74 salariés dont 54 conducteurs.

– 1 324 000 km parcourus et 2 156 000 voyages effectués en 2006.

– Recettes trafic: 1,292 million d’euros.

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