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Parcs aventures: ça plane pour eux

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Parcs aventures: ça plane pour eux

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Depuis dix ans, les parcs aventures poussent comme des champignons dans les forêts françaises. Ils seraient déjà plus de 400. Le concept séduit le public et atteint les sommets du succès.

Si le service national n’est plus obligatoire depuis 2001, de plus en plus de candidats semblent apprécier les épreuves, dignes d’un parcours du combattant, que leur proposent les parcs aventures. Le premier, baptisé “Aventure Parc”, a vu le jour en 1996 à Serre Chevalier dans les Hautes-Alpes, à l’initiative de Denis Payan, un ancien officier parachutiste. L’idée était d’adapter le concept des itinéraires de commandos au grand public, sur un mode ludique présentant différents niveaux de difficulté.

Le concept a fait des émules. Jusqu’en 1998, les parcs aventures se comptaient sur les cinq doigts de la main. Aujourd’hui, on en dénombre entre 400 et 500. En Savoie Mont Blanc, qui réunit les départements de la Savoie et de la Haute-Savoie, on en compte par exemple une cinquantaine!

La plupart des parcs aventures ont vu le jour entre 2000 et 2007. Le nombre d’amateurs accueillis chaque année varie de 4 000 à 30 000, dont environ 10 à 30 % de groupes. Des chiffres qui, semble-t-il, augmentent régulièrement.

Nature et sensations réunies

Depuis cinq ans, l’essor est spectaculaire. Effet de mode? Nouveauté? “Sans aucun doute, reconnaissent les responsables de parcs, mais, cet engouement du public s’explique aussi par l’attrait de la nature et la recherche de nouvelles sensations”. Certains d’entre eux y ajoutent même la notion de défi. “Chacun veut voir ce qu’il est capable de faire, connaître ses limites”.

Le principe? Il s’agit de circuler d’arbre en arbre en suivant un parcours bien défini par différents moyens appelés ateliers. Et ceux-ci sont multiples. L’ingéniosité des concepteurs étant sans limite, les ponts de singe succèdent aux passerelles de toutes sortes, alternant avec des descentes sur poulies toujours plus vertigineuses, des traversées dans des tonneaux, sur des rondins, des poutres, des échelles, ou des cordes spéciales “sauts de Tarzan”…

De quoi offrir de bonnes poussées d’adrénaline, surtout quand les cimes des arbres dépassent les 20 mètres. Un dispositif de câbles, de filets, d’échelles de cordes et de plateformes constituent les supports des parcours, dont la durée est très variable. “Il n’est pas nécessaire d’être un sportif confirmé pour tenter l’aventure, les ateliers sont accessibles à tous selon les niveaux de chacun”, soulignent les responsables. À moins d’être sujet au vertige, ou de présenter un surpoids, tout le monde peut affronter les défis proposés.

Une aventure sous contrôle

Côté sécurité, rien n’est laissé au hasard. Chaque candidat, qui doit porter des vêtements sportswear solides et des chaussures de sport, est équipé d’un harnais constitué d’une double corde reliée à son baudrier et à une main courante, sans oublier la paire de gants. En cas de mouvement incontrôlé, aucune chute n’est à craindre. “Les accidents sont extrêmement rares, et sans gravité”, nous a-t-on assuré. De toute manière, aucun ne pourra se lancer sans avoir au préalable été briefé pendant une quinzaine de minutes, et s’être exercé sur un parcours initiation pour découvrir les techniques de base. De plus, les itinéraires sont constamment surveillés par une équipe qui peut intervenir à la moindre difficulté.

À cela s’ajoute une réglementation de plus en plus rigoureuse. Les parcs aventures sont contrôlés tous les ans par l’Office national des forêts (ONF), les Directions départementales de la jeunesse et des sports (DDJS), ou par des organismes privés. Enfin, les exigences de construction et d’exploitation sont précisées par des normes Afnor, tandis que, depuis janvier dernier, tous les moniteurs doivent disposer d’un certificat de qualification professionnelle.

Denis Payan a décliné le concept en créant un réseau “Aventure Parc”, regroupant plusieurs sites en France et en Belgique.

Les professionnels se sont organisés en Syndicat national des exploitants de parcours aventures (SNEPA), créé en 2004.

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