D’ici 2050, Stockholm compte supprimer de la circulation tout véhicule fonctionnant à l’énergie fossile. Première pierre à l’édifice: la ville mise sur l’hybride et vient d’intégrer huit véhicules Volvo à son réseau.
Biogaz, éthanol, électrique, etc. Rien n’effraie Stockholm quand il s’agit des bus hybrides. D’ici 2050, la ville ne devra plus avoir de véhicules fonctionnant à l’énergie fossile. La nouveauté sur le réseau: l’électrique hybride. Depuis le mois de mars, en partenariat avec Volvo, marque suédoise, la ville a intégré huit bus diesel-électrique à son réseau. Ces véhicules rouleront jusqu’à l’an prochain, assurant un service commercial normal, opéré par Keolis, présent à Stockholm sur une partie du réseau de bus.
Dans le cadre du projet européen ZeEUS (Zero Emission Urban Bus System), Volvo a donné gratuitement les véhicules à la ville de Stockholm et les cédera à la fin de l’expérimentation.
Ces bus de 12 mètres se rechargent en 7 minutes et sont autonomes sur 8 kilomètres. Vattenfall, le fournisseur d’électricité local, a construit l’infrastructure: deux poteaux de recharge aux extrémités de la ligne. L’électricité fournie étant éolienne, « les bus sont vraiment verts », souligne Maria Övergaard, chargée de la stratégie de développement des bus pour SLL.
Pourquoi avoir des véhicules hybrides plutôt qu’électriques? « Si vous avez un véhicule tout-électrique, l’expérience a montré que vous avez besoin de bus diesel en réserve, au cas où », répond-elle. Autant donc miser sur l’hybride, en cas de problème.
La responsable du développement des bus note toutefois que « la ligne mesure 7 km. Un bon conducteur peut donc faire en sorte de circuler à l’électrique sur tout le parcours ».
